Le Petit Concert Baroque - Chani and Nadja Lesaulnier - Harpsichord duo - Edinburgh

« On sait depuis le disque Handel des sœurs Lesaulnier (artistes passionnées, musiciennes, acrobates, dirait la chanson) que nos jeunes intrépides n’aiment rien tant que chanter. Mais chanter vigoureusement, clamer plus que roucouler, avec l’énergie et les accents, l’élan et les contrastes des mots enfouis sous leurs transcriptions pour deux clavecins.(...) la profondeur des plans sonores, le jeu du flou et du net, l’ampleur et la diversité extrêmement touchantes du phrasé n’ont rien à envier au modèle. Transcrire, pour ces demoiselles, n’est pas réduire à feu doux : c’est totalement repenser les œuvres en fonction de moyens nouveaux, comme Bach l’a fait si souvent, sans aucune mauvaise conscience pour l’original « trahi ».(...) on n’en revient pas de voir les parties d’altos et de violes du Brandebourgois tomber si impeccablement dans les plis retaillés - les grands gestes de prolongation harmonique gagnent un relief saisissant avec l’accumulation des résonances aux deux clavecins. Un Jesus bleibet meine Freude sans vapeurs d’encens, juvénile et joueur, referme une salutaire promenade loin de nos habitudes. »

 

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« Sens du dialogue, fraîcheur : dans Haendel, Bach ou Vivaldi, le tandem Lesaulnier séduit tant par le naturel que le fini et la musicalité de son approche.  Que de lyrisme aussi chez deux musiciennes habituées à travailler avec les voix, à la Schola Cantorum de Bâle en particulier, et qui savent faire de leur instrument le plus beau des chanteurs. »

 

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"On n’a jamais lu et entendu un programme pareil dimanche passé au temple de Porrentruy : transcriptions, intégralement issues du répertoire ancien, pour un duo de clavecins. les deux soeurs Chani et Nadja Lesaulnier ont parcouru la totalité des opéras et oratorios de Haendel. Il y a là une beauté d’icône à adorer. De là, leur exécution est saisissante de naturel et de vérité."

 

 

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"Le disque est à l’image de certains bijoux qui compensent leur faible taille par l’intensité de leur éclat. Transposés pour deux clavecins, ces fragments d’opéra et de pièces orchestrales trouvent auprès de nos deux virtuoses une seconde jeunesse. Bourrée d’imagination, leur interprétation est emplie d’une sincérité enviable ; le terme « loyauté » serait même plus adapté, car il englobe des notions d’amour et de considération, ici largement présentes. Avec l’image d’un orchestre dans la tête et toujours à la recherche de la meilleure diction et des plus beaux motifs d’ornement, leurs résonnances agissent sur l’auditeur comme un philtre aux effets légèrement capiteux. Il y a ceux qui vont aimer, et de l’autre... ceux qui vont adorer."

 

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Chani et Nadja Lesaulnier, aixoises installées à Bâle depuis leurs études à la Schola Cantorum, prennent la relève avec une autorité et un culot formidable. Et il en faut pour se présenter sur les premières plages d’un premier disque avec des extraits de la Water Music en version de poche ! 

Plus que l’admiration (immédiate), l’exploit appelle la sympathie. On sent dans tout l’album le plaisir contagieux de faire de la musique ensemble, et de s’approprier par un artisanat savant des oeuvres qui dépassent l’instrument. Rien ne sonne petit (la gigue de Rinaldo ! la musette façon cancan d’Ariodante !). La transcription ici, ne réduit pas, elle recrée en s’abreuvant à l’imaginaire.

Nos jeunes virtuoses n’ont peur de rien. 

Nouveau défi : comment faire chanter, pleurer, rugir, deux clavecins juchés pendant dix minutes sur un lit d’accords rebattus ? Comment ? Par le goût, le tact, le sens du chant doublé d’un art consommé de l’ornementation, et surtout la qualité du toucher. 

 

 

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