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Der Ewigkeit saphirnes Haus

 

Time is music’s palace.

 

Aconstantly recurring idea, hope, rooted in human nature : to be able to escape the inexorable flow of time, to find oneself’expanding into a peaceful and unchanging eternity where perhaps even feelings could dissolve into an unknown continuity ...

 

Art is magic. The art of music hypnotises our senses. It models and sculpts time. We travel across material and temporal space through a communion with a single sound or a diversity of sounds.

 

Poets and musicians, among other good people, have become addicted to the quality of this transport of the soul. Vagabonds by nature, some of them end up setting down the fruits of their discoveries on paper to preserve their memory or to immerse others in a dream of freedom.

 

When music ceases, we find our feet again on dry land.

 

The quest for eternity is revealed and reinforced within us.

It is always a disturbing surprise.

Bach’s music speaks. It is our daily bread, our beside reading, the bible from which we continually gain new insights.

Through an intangible alchemy, the yellowing paper, the dried ink reveals our most timeless substance.

A transcription leads the listener along two simultaneous paths. One, the memory of a favourite interpretation, the other a new path proposed by the transcription.

Rivalry at every step, matters of dispute. Unexpected pastures ? Confusing excitement ? An accusation ? Love at first sight ?

We are all on tenterhooks.

The spirit, a vagrant opportunist, seeks distraction, surprise, untiringly pursues its own discovery.

Time tips us the wink.

A murmur of eternity whispers over our earth. 

 

 

Nadja Lesaulnier, Brienzersee, Mars 2012

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En tant que musiciennes, clavecinistes, soeurs... nous nous sommes nourries des oeuvres originales écrites pour 2 clavecins et nous les avons savourées. Chacune de ces pièces témoigne d'une facture particulière. Excepté les concertos de Bach, le répertoire se compose de perles éparses : un concerto de J.L. Krebs par ici, une Allemande de F. Couperin par là, deux pièces parmi les centaines d'oeuvres pour clavecin seul du Fitzwilliam Virginal Book, etc...

 

La liberté d'interprétation à l'époque baroque appelait tout naturellement la transcription. Cet art aux fruits éphémères et peu édités fut très familier  au siècle des lumières. Dans les cours et les salons, l'on se délectait à réécouter les plus beaux airs d'opéras à la mode et autres pièces orchestrales sans  forcément être attaché à la formation d'origine.

 

L'idée de transcrire est à la fois simple par sa définition et savante par sa réalisation. A chaque pièce, rien n'est jamais pareil, il faut s'adapter, distinguer, goûter, imaginer, méditer ...

Sur notre chemin, nos recherches et nos essais de transcriptions ont abouti à une cohue de questions et à une ribambelle d'énigmes ... Tout ceci n'a fait qu'attiser notre curiosité et redoubler notre ardeur, mettant notre goût sur les charbons ardents du doute...

En tout cas, Mr Haendel veille, son génie nous gouverne et nous élève.

 

Nadja & Chani Lesaulnier, en Provence, Hiver 2009